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Histoires de coming out: l’important, c’est d’être aimé

Histoires de coming out: l’important, c’est d’être aiméHPQ

MOI ET CIE proposera une nouveauté sensible qui fait du bien. Histoires de coming out, une série documentaire imaginée et portée par Debbie Lynch-White, nous invite à nous pencher sur cette étape importante pour bien des gens qui s’identifient à la communauté LGBTQ+ et qui est malheureusement trop souvent mal comprise par des personnes hétérosexuelles, ouvertes ou pas à la différence.

« C’est né d’une discussion avec ma blonde. On parlait de coming out et on ne comprenait pas pourquoi ça n’avait pas été raconté, pourquoi ça n’avait pas été exploré de façon plus approfondie. […] J’avais envie d’aller au fond, je trouvais qu’il y avait vraiment beaucoup de choses à dire sur ce sujet-là. J’avais surtout envie de nous célébrer. De célébrer ces personnes-là qui, suite à leur processus de cheminement, ont décidé de se choisir et de vivre leur best life », a résumé la comédienne (désormais aussi animatrice) en rencontre de presse, cette semaine.

Histoires de coming out alterne entre le récit de Debbie elle-même, celui de différentes personnes homosexuelles, pansexuelles ou bisexuelles ainsi que les interventions de quelques artistes qui s’identifient également comme tel. Tous ces gens ont en commun d’avoir accepté de participer à l’émission dans le but de faire oeuvre utile, parce que la pluralité des modèles et une meilleure compréhension de l’importance du coming out peuvent réellement changer la donne pour les plus jeunes générations qui voudront « sortir du placard ».

Chaque épisode aborde le sujet avec un angle différent, comme l’homoparentalité, l’homophobie ou encore les communautés LGBTQ+ en régions. Dans le premier, c’est principalement la fracture que le coming out peut amener avec des proches qui est touchée, Debbie Lynch-White l’ayant elle-même vécue lorsqu’elle a commencé à s’ouvrir sur son homosexualité, vers l’âge de 29 ans, en rencontrant celle qui allait devenir sa femme, Marina Gallant.

Ainsi, on fait la connaissance de Karine, une femme qui a dû couper les ponts avec sa mère pendant un an quand elle lui a annoncé qu’elle et sa conjointe attendaient un enfant. Le témoignage de sa maman, qui évoque les larmes aux yeux qu’elle ne voulait pas perdre sa fille unique à jamais, est certainement crève-coeur et soulève habilement le fait que le coming out, ce n’est pas juste l’histoire de la personne qui le fait, mais aussi celle de la personne qui le reçoit, comme le souligne Debbie. Dans certains cas, les liens se réparent, mais ce n’est pas la même conclusion pour tout le monde.

Un autre épisode se penche plutôt sur l’âge du coming out. Plus tardif chez notre comédienne-animatrice, plus précoce chez un jeune garçon d’une douzaine d’années qu’elle interviewe et qui lui explique avoir commencé à éprouver des sentiments pour les personnes du même sexe vers l’âge de sept ans. Est-ce trop jeune? Non, c’est beau! Et c’est ce qu’on constate en écoutant les parents de Kaled qui le supportent avec tout leur amour, parce qu’au final, l’important, c’est de vouloir le bonheur de son enfant. Après tout, s’il disait avoir une fille dans l’oeil, est-ce que les adultes lui auraient répondu qu’il était trop jeune pour savoir qui il veut aimer? Certainement pas!

En parallèle, on a droit tantôt à des réflexions sensibles de Pierre Lapointe, tantôt à des commentaires de Simon Boulerice sur l’importance d’inclure toutes les formes de diversités dans ses oeuvres, tandis que le tout est complété par Debbie Lynch-White qui s’ouvre sur son propre parcours en abordant l’ouverture de son grand-père récemment décédé ou encore comment sa conjointe l’a accompagnée dans cette grande étape.

Histoires de coming out ne fait pas juste prêcher en terrains convaincus : des gens qui sont, disons, plus réticents face à la différence pourront réaliser avec la série qu’il n’y a pas de raisons de l’être. C’est d’ailleurs un point sur lequel revient fréquemment la jeune femme de 35 ans : l’ouverture, c’est la clé, parce que si le coming out est accepté et compris de tous et toutes, peut-être qu’un jour, il ne sera plus nécessaire. Peut-être qu’un jour, les personnes gaies ne se feront plus demander quand elles ont su qu’elles l’étaient, pas plus qu’on ne demande aux personnes hétérosexuelles quand elles ont réalisé qu’elles étaient attirées par le sexe opposé. Au final, la crainte derrière le coming out, c’est d’être rejeté, alors que l’important, c’est d’être aimé.

Histoires de coming out sera diffusée les lundis à 21h sur MOI ET CIE dès le 3 mai.

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